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Le rituel… des parents

 

Nous tenons particulièrement à manger en famille chaque soir. Cependant, il est impossible pour nous, parents, de tenir une conversation sans être interrompus mille fois par une petite voix qui nous raconte que « Léo il a fait n’importe quoi avec sa poire ce midi » ou encore que « la maîtresse nous a fâché parce qu’on n’a pas rangé ». Et puis on ne peut pas parler de tout devant une enfant de cinq ans et en ce moment j’ai le cerveau d’un poisson rouge donc j’oublie de revenir sur certains sujets lorsque nous sommes enfin seuls.

Nous laissons notre grande nous parler même si nous sommes en pleine discussion, mais nous lui expliquons qu’il est impoli de couper la parole cause toujours. J’ai bien essayé le truc qui passe en ce moment sur les réseaux sociaux : l’inviter à poser sa main sur mon bras pour me signaler qu’elle veut me parler sans me couper mais elle finit par oublier ce qu’elle voulait dire et là, c’est le drame.

Alors avec Mr Pacsé, nous avons décidé de nous octroyer un soir en tête à tête, chaque semaine. Nous couchons les enfants puis passons à table, parfois avec un verre de vin (truc de foufou) et nous pouvons échanger sans tabous, sans noms de codes ou mots épelés. Sans répéter cinquante fois « finis ton yaourt, il est tard ! », sans oublier le truc hyper important qu’on devait évoquer (au choix : les impôts, le mariage, les gosses, les travaux / inutile de barrer une mention, elles sont toutes utiles). Parfois notre cocotte râle un peu de manger sans nous mais on reste avec elle à table pendant son repas et on debriefe de sa journée. C’est son moment, puis nous avons le notre.

Et ça nous fait du bien ! Et chez vous, y a-t-il des rituels de parents ?

Celle qui voulait un petit mariage

Lorsque j’étais ado, je m’imaginais me marier en grandes pompes. Je me souviens avoir zieuté les sites de châteaux, me projetant avec une robe jupon princesse et des petites demoiselles d’honneur.

Et puis au fil des années, je me suis vue me marier en tout petit comité, avec mes parents, beaux parents et témoins. En plus, on aurait pu se faire un resto gastro pour l’occasion (tant qu’à faire).

Quand Mr Pacsé a fait sa demande, nous nous sommes posés sérieusement pour discuter de l’endroit que nous voulions et j’ai soumis l’idée de le faire dans le jardin, avec un food truck. Mais j’ai bien vu qu’il n’avait pas du tout ce genre de mariage en tête, il voulait vraiment un « vrai mariage » *(vous voyez le délire, le truc assis à table, dans une belle salle, avec des serveurs et en invitant tous nos proches…).

Alors, comme on est deux à se marier, j’ai entendu sa demande et lui ai déniché un endroit plutôt sympa. Pas trop guindé, pas cheap, un lieu qui nous correspond (je ne me serais vraiment pas vue dans un château et puis de toutes façons, je n’avais pas le budget).

Et depuis quelques semaines, je ne me reconnais plus : l’idée du mariage simplissime en robe 1,2,3 est loin, mais alors loin derrière moi. J’avais dit « surtout pas de robe longue ! » ? J’ai choisi une robe de princesse (sans jupon, faut pas pousser).

Je voulais juste un resto ? J’ai booké un groupe de jazz et je viens de réaliser un montage vidéo avec les photos de tous nos amis.

Pas d’ouverture de bal ? Barry White va nous accompagner pour un slow (on ne sait pas danser) ET pour la pièce montée.

Et puis, j’ai deux tenues pour le lendemain car j’ai craqué pour une robe blanche pendant les soldes mais finalement je viens d’en acheter une encore plus jolie (chez 1,2,3 d’ailleurs) qui se prêtera parfaitement à l’occasion.

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Je suis sûre que mes copines vont ADORER leur tenue

Je ne sais pas ce qui est arrivé à la fille qui voulait un mariage entre deux témoins. Je crois qu’elle s’est étouffée avec le tulle de sa robe. Mais après tout, on va la garder en vie car… on ne se marie qu’une fois !

Et vous, c’était / ce sera(it) comment pour le votre ?

*je sais très bien que chacun a sa définition du « vrai mariage », et que le faire en petit comité ou de manière décalée ne remet absolument pas en cause sa symbolique.

L’aider à gérer ses émotions

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Cette semaine, c’était le carnaval à l’école de ma grande. Elle s’est levée à l’aube et avait préparé la veille sa robe de la reine des neiges avec un serre tête et un bracelet assorti.

Une petite photo avant de partir, un gros bisou et elle a pris le chemin de l’école avec son papa. Comme les instit’ avaient prévu un défilé dans la cour, je suis allée devant la grille vers 10h30.

J’ai mis quelques minutes à repérer mon Elsa à moi et elle m’a vue à son tour, pour venir vers moi en courant et en riant. Mais, une fois devant moi, elle a fondu en larmes. Elle ne voulait plus rester, voulait rentrer avec moi.

Je ne savais plus quoi faire je m’en voulais terriblement de lui avoir gâché ce moment. Finalement, elle s’est calmée et a rejoint sa maîtresse (pour ne plus la quitter de la matinée). Aussi, je me demande comment faire pour l’aider à gérer ses émotions ?

Le soir, nous en avons reparlé, j’ai cru comprendre qu’elle souhaitait voir son papa et moi, en s’apercevant qu’il y avait des parents présents à la grille. J’en conclus qu’elle était tellement heureuse, que c’était trop d’émotions pour elle…

Avez-vous des ouvrages à me conseiller ?

Elève-t-on nos enfants différemment ?

Crédits : Blend Images/Mike Kemp

Crédits : Blend Images/Mike Kemp

Il y a quelques mois, j’ai eu une conversation avec ma mère au sujet de sa capacité à tolérer beaucoup plus de choses vis à vis du comportement de mon frère, que du mien.

Je ne vous cache pas que le débat fut épineux et elle m’a avoué d’elle-même : « oui, j’ai été beaucoup plus exigeante avec toi, parce que tu étais la première. Je voulais que tu sois parfaite. Puis j’ai mûri et compris qu’il fallait être plus cool ».

Maintenant moi-même mère de deux enfants, je me demande si leur éducation sera inconsciemment différente. Il est vrai que je suis assez ferme avec ma grande. Cela me fait sourire quand j’y repense, mais à sa naissance je me mettais la pression avec les horaires des bib’, je stressais pour rien, je ne la laissais à personne. Je remarque un véritable changement avec ma petite : je suis carrément plus zen, plus cool (pour reprendre les termes de ma mères). Elle semble avoir faim ? Je lui redonne à manger. Rien de plus simple ! J’ai énormément couvé mon aînée, je m’en rends compte les fois où elle a du mal à se détacher de moi (même si de gros progrès sont notables surtout depuis l’école).

Alors, même s’il est évident que le facteur « caractère » prendra le dessus, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les reproches que je faisais à mes parents. Est-ce que finalement, il est inévitable d’être au taquet avec l’aîné et de moins se prendre la tête avec les cadets ? Est-ce que par conséquent, elles seront radicalement différentes ?

Comment ça se passe dans vos fratries ou avec vos enfants (mode curieuse activé) ?

A très vite !

Et pourquoi tu ne t’arrêtes pas ?

J’ai entendu ce refrain toute ma grossesse. Mais avant d’aller plus loin, je tiens à préciser qu’il est évident de s’arrêter lorsqu’il en va de la santé du bébé et/ou de la maman, ou que le rythme de la maman est bien trop soutenu. Il y a des cas qui ne se discutent pas, et fort heureusement notre système permet de préserver les personnes concernées.

Pour ma part, tout s’est très bien passé, dès le début de ma grossesse. Certes, je devais encaisser presque deux heures de transport quotidien (et quand on connaît le civisme des usagers…) mais travaillant dans un bureau, je restais assise le reste de la journée. Alors oui, j’étais fatiguée de courir après le train, quelques fois stressée par le rythme soutenu des commandes à traiter au travail, mais rien ne justifiait un arrêt.

Et pourtant, régulièrement j’ai entendu : « mais tu t’en fous, profites-en, ils se débrouilleront » ou « c’est la seule fois de ta vie que tu peux être arrêtée comme tu veux, ne te prends pas la tête ».

Je ne conçois pas les choses ainsi. Oui, j’ai la chance de travailler un sein d’une bonne équipe, ça aide (évidemment, si j’avais bossé avec des cons, j’aurais probablement eu du mal à rester motivée). Je ne me voyais pas quitter le navire juste par envie de ne rien foutre, car une personne de moins dans une TPE, ça se fait clairement ressentir. Oui, j’ai un patron reconnaissant (mais qui reste un patron, nous ne sommes pas chez les bisounours) et aucune envie de retrouver une ambiance pourrie à mon retour. Non, je n’avais pas envie de profiter de la sécu, comme on me l’a conseillé. Tout simplement parce qu’ il y a des nanas qui ont réellement besoin de s’arrêter car leur activité professionnelle ne convient pas à une grossesse, ou parce que le col s’ouvre (ma pote a été arrêtée dès son premier trimestre, ici la question ne se pose pas), où parce que le bébé ne grossit pas… Il y a tellement de complications possibles durant ces neufs mois, je trouvais cela malhonnête de ma part d’en jouer alors que tout allait bien.

J’en suis même arrivée à comprendre la réticence des employeurs à recruter des jeunes femmes, potentiellement futures mamans. Nous nous battons beaucoup dans le milieu pro, nous essayons de nous imposer parfois, de faire accepter nos horaires pour concilier vie pro et perso, pour être reconnues, alors clouons le bec aux mecs qui nous pointent du doigt quand on souhaite fonder une famille tout en travaillant.

Je suis consciente que certains employeurs sont pourris, ne tolèrent pas les grossesses de leurs employées, ou leur mettent des bâtons dans les roues à leur retour. Ce n’est pas le propos de ce billet. Je souhaitais juste exprimer ma surprise d’avoir été autant incitée à m’arrêter sans réelle raison.

Et puis… Ce n’est pas parce qu’on attend un enfant qu’on bossera moins. Peut-être même qu’on bossera mieux (humour).

Et vous, comment voyez-vous la chose ?

Et puis, il y avait Nous

Il est rentré un plus tôt ce lundi, nous trouvant sur le canapé devant un dessin animé.

J’ai pris sur moi pour les premières contractions, je n’ai rien dit. J’ai regardé Belle tomber amoureuse de la Bête avec la petite main de ma grande fille sur mon ventre bientôt vide.

Il a remis les portes coulissantes de l’entrée que j’avais déboitées, on a parlé de mettre un grand miroir dans le séjour cathédrale puis on a dîné.

Il s’est inquiété de me voir jurer et ne plus pouvoir marcher, puis nous sommes partis pour la maternité.

Il y eu du stress, des blagues pendant le trajet, de l’inquiétude dans ses yeux quand je me tordais sur mon siège. Du réconfort quand je pensais ne pas y arriver, puis notre entrée dans l’hôpital et la marche imposée pendant 2 heures dans les couloirs.

Puis, dans l’ascenseur pour retourner dans le service obstétrique et plus tard dans la salle de naissance, il y avait nous. Juste nous deux, pour la deuxième plus belle rencontre de nos vies. Jamais je n’oublierai son soutien mental et physique, précieux dans ce moment si fort. Jamais je  n’oublierai les jingles de Nova qui succédaient au fil des heures. Ni sa main sous ma nuque pour me soutenir lors des (trois !) poussées et ses lèvres sur mon front pour m’encourager. Ni le saxo de la chanson sur laquelle notre fille est née (joli hasard de tomber sur une de mes chansons préférées).

C’est dur de reprendre nos marques, tout ne sera pas rose et les tensions se font déjà quelques fois sentir (fatigue, mon amie….). Mais il faudra se souvenir de ce soir là.

 

Une certaine forme de bienveillance

Il faut que je vous raconte quelque chose. Ca s’est passé en début de semaine, alors que ma fille était à la maison puisque le mode « enfant malade » était activé. Nous avions convenu qu’il fallait qu’elle fasse une sieste pour récupérer mais ce fut un échec total. Elle a tout fait sauf se reposer, elle était dans un état d’énervement dingue. Et quand elle m’a demandé de faire de la peinture comme c’était prévu (c’était le deal si elle avait bien siesté), elle est entrée dans une furie assez incroyable en entendant mon refus puisque le marché n’avait pas été respecté.

Je pourrais vous dire que je suis une maman super calme, hyper bienveillante et qui ne crie jamais. Mais comme promis, je vous raconte ici la vie en vrai et je peux vous garantir que j’ai une fâcheuse tendance à crier. Ma fille s’est déjà pris des fessées, je dois admettre que cela n’a jamais rien résolu mais je ne savais pas quoi faire d’autre à ces moments précis.

Bref, pour en revenir à notre épisode, j’ai décidé de rester zen. Sauf quand elle a jeté son livre de l’escalier pour marquer son mécontentement : là, j’ai crié que c’en était trop (10 bonnes minutes que je l’entendais me dire que j’étais une méchante maman qui ne voulait jamais rien faire) et que je ne voulais plus entendre de choses méchantes, donc qu’elle devait rester dans sa chambre.

Quelques minutes plus tard, elle a demandé à me rejoindre et voici ce que j’ai entendu : « on peut faire la paix ? Je voulais te dire que je suis désolée, je m’excuse des choses pas gentilles que j’ai dit ».

Alors je ne sais pas si je réussirai la prochaine fois à ne pas m’emporter. Mais le fait de ne pas envenimer les choses nous a permis de calmer le jeu rapidement. Et je note que les mea culpa que j’ai pu faire les jours où j’ai perdu pieds lui ont permis de faire de même et de savoir qu’on peut toujours revenir.

Bonne journée à vous 😉

Tout ce que j’ai foiré pour cette deuxième grossesse

Je le savais depuis des années que ce serait ma dernière grossesse, j’avais épinglé plein de trucs sur Pinterest avant même d’être enceinte et pourtant… Je dois reconnaître que je suis passée à côté de plein d’occasions d’immortaliser ces moments précieux.

Je pense que le déclic est survenu quand une amie m’a demandé vers 5 mois si j’avais commencé mon album et si je m’étais prise en photos. Je m’étais trouvée toute bête à répondre que non et à partir de là, je me suis un peu bougée.

Mais j’aurais aimé / j’aurais du :

*faire une annonce originale à nos proches

*prendre des photos marrantes avec le futur papa comme celle-ci :

Je précise que mon mec ne voit pas l'intérêt ?!

Je précise que mon mec ne voit pas l’intérêt de ce genre de clichés ?!

(plein d’autres idées sympa sur ce billet)

*m’offrir une séance photo avec ma grande et mon gros ventre. Bien sur, il n’est pas trop tard puisque la demoiselle est encore au chaud alors je me prends sous toutes les coutures, d’ailleurs ma fille en a marre (« heu on t’a déjà pris en photo hier Maman ! »). Mais avouons-le, n’est pas photographe qui veut, le rendu n’est pas super.

*pourquoi pas faire un moule de mon buste (bon je ne sais pas ce que j’en aurais fait après, mais au moins je l’aurais eu) comme Marjolaine ou des mises en scène comme elle l’a si bien fait avec les fruits et légumes

*tenir un petit journal de bord comme je l’ai fait pour ma grande

*prendre du temps pour moi, aller me faire masser, profiter de cet instant où (presque) tout le monde nous considère comme la dernière merveille du monde

*m’écouter plus souvent, pour éviter de culpabiliser à la moindre contraction précoce et de frôler le burn out au travail. Cela m’aurait sans doute aussi permis d’entamer mon congé maternité en meilleure forme

*penser plus souvent à ce petit bébé qui a su se faire une place toute discrète. Elle n’a pas énormément bougé et le gynécologue m’avait expliqué que j’étais surtout moins à l’écoute, et que le bébé s’adaptait.

*faire une baby shower : hahaha, je plaisante. Même pas en rêve 😉

Au delà du billet caliméro, je vous dis tout cela pour vous inciter à suivre toutes les envies que vous avez pour votre grossesse. Quitte à faire une liste ! A force d’avoir rempli mon tableau Pinterest, j’en ai oublié ce que je voulais réellement faire et les semaines ont passé à la vitesse de l’éclair. Et je vous invite à lire le joli billet de Sous mon parasol !

A très vite,

Le fond sonore

J’ai prévenu mon mec que j’allais prendre un bain en fin d’après midi et je me suis éclipsée rapidement. Deux minutes trente à peine plus tard (le temps d’enlever assez péniblement mes affaires et de les plier), j’ai entendu des petits pas sur le parquet de la chambre « tu fais quoi Maman ? Ha, tu vas prendre un bain ! Bah je vais rester avec toi ».

Je vous avouerais que ma première pensée fut « bon sang mais on a passé tout le WE ensemble, je ne peux pas avoir trente minutes pour moi ? ». Mais je l’ai chassée en quelques secondes (la mauvaise idée, pas ma fille). Je me suis glissée dans l’eau chaude, j’ai mis de la mousse et je l’ai écoutée :

« mais pourquoi tu mets une serviette sur tes cheveux ? Bon, je vais te regarder ! Moi aussi, j’avais de la mousse dans mon bain, Papa aussi a pris un bain, avec toi et la petite soeur ça fait 4 gens qui ont pris un bain. Je vais te raconter une histoire ! (que je n’ai pas trop comprise). Oui je veux bien mettre ma main sur ton ventre. Ohhhhh mais la petite soeur a bougé !! Je vais le dire à Papa, je reviens. Ha zut, j’ai oublié de fermer la porte de la salle de bain et tu vas avoir froid. Attends je reviens. et c’est quand qu’elle arrive la petite soeur ? Bon, moi je voulais te dire que c’est pas juste parce que Papa il regarde son émission et moi je ne peux pas regarder mon dessin animé. je boude. Je vais lui dire ».

Et je suis restée seule un infime instant à me dire que c’était précieux, tout ça. Qu’un jour, quand on sera vieux et seuls dans la maison, on se souviendra avec nostalgie des fois où nos filles ne nous lâchaient pas d’une semelle et on se dira que c’est passé bien vite.

Et puis j’ai fait ma mytho : j’ai posté cette photo sur FB sans préciser que j’avais mon ombre (aka ma fille) qui me tapait la discute. Mais ici, sur ce blog, on a dit « pas d’artifices », c’est la vraie vie. C’est pourquoi j’ai appelé ce billet « le fond sonore » : je serais curieuse de découvrir celui-ci pour les clichés que je vois passer parfois sur Instagram 😉

Prendre son pied...

Prendre son pied…

Belle semaine à vous *-*

La maman qui prend (enfin) le temps

Cette semaine, ma fille est allée jouer chez sa super copine et j’ai été surprise d’apprendre qu’elle a demandé à faire un gâteau. En effet, d’ordinaire à la maison on en fait mais elle ne souhaite pas participer vraiment, elle préfère les manger.

Cela m’a interpelée car le week end dernier, elle a aussi volontiers mis la main à la pâte chez nos amis pour réaliser la galette des rois alors qu’en général, elle ne veut pas faire la cuisine avec moi.

Je me suis demandée pourquoi et la réponse fut évidente : je ne lui laisse pas le temps de faire. Avant mon congé maternité, j’étais tout le temps à 100 à l’heure et quand je lui proposais ce genre d’activité, je l’interrompais souvent dans sa démarche en me disant que ça irait plus vite ou qu’elle ne saurait pas faire (pour casser des oeufs par exemple). J’imagine que cela ne lui donnait pas forcément envie de faire ce genre de choses avec moi.

Oui, il n'est pas beau. Mais il est bon !

Oui, il n’est pas beau. Mais il est bon !

Alors hier, je lui ai proposé de tout faire : aller chercher les ingrédients nécessaires dans le placard, mettre le yaourt, les pots de farine, de sucre, le sucre vanillé et même de casser les trois oeufs. Pour finir, elle a saupoudré chaque portion avec des petits vermicelles colorés. Elle s’en est sortie comme une chef et je me suis surprise à avoir autant de patience en la regardant faire tout doucement.

Maintenant je dois continuer sur ma lancée, en espérant y arriver avec bébé qui ne devrait plus tarder (j-18 !).