Bivouac sur le bord du plateau du Caroux avec tente et genêts en fleurs
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Randonnée dans le Caroux – Espinouse : 4 jours avec bivouac entre hauts-plateaux et forêts

Vous l’avez méritée, cette première rando. Dès les premières annonces du déconfinement officiel, vous étiez plongé·e dans vos cartes IGN pour trouver un itinéraire digne de ce nom dans un périmètre de 100 km, prêt·e à dégainer votre sac à dos, votre tente et vos godillots de marche. 

Vous vous apprêtiez, comme beaucoup, à chanter les louanges de votre belle région. Finis les posts Instagram de mers turquoises d’Indonésie, maintenant, c’est #LaFranceAussi. Et il faut dire qu’elle en offre, de beaux paysages, cette France habituellement boudée des blogueurs Voyage. 

Alors non, vous n’alliez pas rester en reste. Vous alliez vous lancer dans la redécouverte de l’arrière-pays héraultais, vous alliez aller dans le Caroux, ce magnifique massif situé aux portes du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc, dans l’Hérault, à 1h30 à l’Ouest de Montpellier. 

Le Caroux et les monts du Haut Languedoc forment la partie la plus méridionale du Massif Central, comme un balcon ouvert sur la Méditerranée. Le Caroux est une montagne de mystères, sauvage et indomptée, finalement peu connue des habitants de l’Hérault. En ce long weekend de mai, vous alliez montrer au monde entier combien la moyenne montagne du Sud est belle.

Voici un itinéraire de randonnée dans le Caroux de 4 jours et 3 nuits avec bivouac entre hauts-plateaux et forêt de l’Espinouse, riche et varié, qui vous fera découvrir chênaies et châtaigneraies, sentiers muletiers, pics rocheux sévères, plateaux de lande couvertes de genêts en fleurs, forêts de pins centenaires, clairières druidesques, ruines et chapelles oubliées sur leurs promontoires brumeux. 

Un circuit que des valeureux ont avalé en 2 jours sur VisoRando mais que l’on peut tout autant faire lentement, en 3 ou 4 jours, en profitant, en prétextant que l’endroit est joli pour s’arrêter dès que l’envie se présente.


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Infos pratiques : Randonnée dans le Caroux – Espinouse sur 4 jours

Cartes

  • Carte du CAF de Béziers Caroux-Espinouse 1/15000ᵉ (Itinéraires de randonnée et sites d’escalade) : celle-ci est super utile, très précise (certains itinéraires alternatifs sont notés mais introuvables sur l’IGN), avec le truc bien pratique de la couleur des sentiers qui est la même sur la carte et sur le balisage terrain. C’est celle-ci que j’ai utilisé pour cette rando.
  • Carte IGN : 2543OT – Lamalou-Les-Bains/L’Espinouse/Le Caroux/PNR du Haut Languedoc

Visorando


Premier jour

🥾 Distance : Environ 6 km

🏔 Dénivelés et repères :

  • Départ : Colombières-sur-Orb (alt. 239m), au-dessus de l’église
  • Colombières-sur-Orb (239m) -> Refuge/Gîte de La Fage (774m) : +535m
  • Refuge de la Fage (774m)- > Plateau du Caroux (1052m) : +278m
  • DÉNIVELÉ TOTAL JOURNÉE : +813m

⛺️ Emplacement de bivouac : 43,59454, 2,99065


Deuxième jour

🥾 Distance : Environ 10 km

🏔 Dénivelés et repères :

  • Bivouac sur le plateau (980m)  > Point sur le plateau au niveau de la Jasse de l’Ermite (1050m) : +70m
  • Plateau (1050m) -> Col de l’Airole (946m) : -104m
  • Col de l’Airole (946m) -> Col du Salis (754m) : -192m
  • Col du Salis (754m) > Pont du Vialais (805m) : +54m
  • Pont du Vialais (946m)  -> Col de l’Espinouse (1054m) : +108m
  • Col de l’Espinouse (1054m) > Bivouac forêt (1045m) : -10m
  • DÉNIVELÉ TOTAL JOURNÉE : +232m / -306M

⛺️ Emplacement de bivouac : 43,62440, 2,93135


Troisième jour

🥾 Distance : Environ 11 km

🏔 Dénivelés et repères :

  • Bivouac Espinouse (1045m)  > Col de Bardou (641m) : -404m
  • Col de Bardou (641m) -> Col de la Maure (699m) : +58m
  • Col de la Maure (699m) -> Pas du Cabalet (550m) : -149m
  • Pas du Cabalet (550m) > La Coste (260m) : +290m
  • La Coste (260m)  -> Col de la Pomarède (503m) : +243m
  • DÉNIVELÉ TOTAL JOURNÉE : +591m / -859m

⛺️ Emplacement de bivouac : 43,58284, 2,99380


Quatrième jour

🥾 Distance : Environ 2 km

🏔 Dénivelés et repères :

  • Col de la Pomarède (503m) > Cascade d’Albine (510m) : +7m
  • Cascade d’Albine (510m) > Croisement sentier du Garel (590m) : +80m
  • Croisement sentier du Garel (590m) > Colombières-sur-Orb (172m) : -418m
  • DÉNIVELÉ TOTAL JOURNÉE : +87m / -418m

Premier jour : Colombières-sur-Orb → Plateau du Caroux

Le sentier de pierres jusqu’au refuge de La Fage

L'église de Colombières-sur-Orb
L’église de Colombières-sur-Orb, point de départ de la randonnée Caroux – Espinouse

Tout commence au pied d’une église. Elle est là, modeste et immobile sous le soleil de ce long weekend de l’Ascension qui nous fera la grâce d’être présent tout au long de ces quatre jours. Il faut monter juste derrière le saint édifice et le laisser à ses somnolences pastorales pour trouver le sentier de départ de cette randonnée dans le Caroux.

Sentier de pierres le long des gorges de Colombières
Sentier de pierres le long des gorges de Colombières

L’amorce se fait à plat, dans une lumineuse forêt de feuillus et de chênes verts, puis le sentier commence à grimper à flanc de montagne. Les vues se dégagent alors que le chemin se pave de grosses pierres plates, façon sentier de pèlerin.

Vue sur les rochers du Caroux depuis les gorges de Colombières
Vue sur les rochers du Caroux depuis les gorges de Colombières

En face, les roches roussies plantées de vert, caractéristiques du massif du Caroux. En bas des gorges de Colombières, le ruisseau d’Arles qui bondit joyeusement entre les grandes dalles polies.

Le torrent d'Arles dans les gorges de Colombières
Le torrent d’Arles dans les gorges de Colombières serpente entre roches rouges et buissons verts

Je m’extasie sur les fleurs du printemps et multiplie les pauses pour capturer les digitales pourpres, les fougères, les violettes. Mais le sentier grimpe dru et le sac chargé du matériel de bivouac pèse lourd sur des épaules qui n’ont plus l’habitude. 

Digitale pourpre dans le massif du Caroux
La splendeur des digitales pourpres

Du refuge de La Fage vers le plateau du Caroux

Au bout d’un moment, le hameau du refuge de Lafarge se dessine dans un écrin de verdure irréel. Herbe grasse en touffes généreuses, chênes et châtaigniers, ruisseau qui glougloute de cascades en cascades, et la rivière, à côté. 

En arrivant au gîte de La Fage : sentier, genêts et torrent d'Arles
En arrivant au gîte de La Fage, le sentier se borde de pelouses verdoyantes, avec le torrent d’Arles qui glougloute en fond de gorges

Jusqu’ici, on a mis trois heures en mode “très pépère” pour grimper les 500m de dénivelés depuis Colombières, là où un bon marcheur mettrait deux heures. Le gîte de La Fage n’est pas encore occupé mais il me fait vraiment de l’œil pour une retraite méditative au vert. 

Moi avec sac de randonnée et chapeau
Le chapeau ! Le grand indispensable d’une randonnée au soleil dans le massif du Caroux

Il faut le dépasser pour récupérer le sentier qui caracole dans une colline de lande constellée de genêts en fleurs pour parcourir les 280m de dénivelés restants. On croise deux jeunes randonneurs qui décident d’installer leur bivouac sur le début du plateau.

Vue du plateau du Caroux avec sa lande et ses genêts en fleurs
Vue typique sur les hauteurs du plateau du Caroux, avec une lande couverte de genêts en fleurs

Il faut le savoir, une randonnée dans le Caroux va vous exposer à une minutieuse gestion de l’eau, qui se fait rare sur les plateaux et en forêt.

Nous, on aimerait bivouaquer au bord d’un point d’eau, car c’est quand même plus confortable au bivouac. Du coup on continue sur le plateau.

La lumière de la fin d’après-midi est somptueuse. Le festival d’ors et de verts que nous offrent les genêts et les buissons n’est perturbé que par quelque châtaignier en fleurs buissonnant d’abeilles. 

Châtaignier en fleurs sur le plateau du Caroux
Les châtaigniers en fleurs bordent le GR du plateau du Caroux, chargés d’abeilles et d’odeurs de miel.

On arrive jusqu’à la tourbière du plateau mais ici, point de ruisseau, juste quelques flaques d’eau stagnante. C’est là que Julien a la meilleure idée du siècle : il repère sur le versant Sud du plateau un ruisseau légèrement en contrebas.

Le plateau du Caroux avec un homme portant un sac à dos
Le plateau du Caroux a parfois des allures de savanes

On continue environ 20 minutes de plus en revenant en arrière puis en traçant plein Sud. On croise au passage un groupe de mouflons. La lande est remplacée par une forêt clairsemée de pins. 

Et finalement, au bord des falaises et à l’orée de la forêt on découvre… l’emplacement de bivouac rêvé !

Bivouac de rêve entre falaises et ruisseau

Bivouac sur le bord du plateau du Caroux avec tente et genêts en fleurs
Le bivouac de rêve sur le bord des falaises du plateau du Caroux !

Imaginez d’énormes blocs de pierre marquant la limite du plateau avec juste derrière des à-pics plongeants, une frange de forêt de pins battus par les vents et entre les deux, un petit parterre d’herbe rase prêt à accueillir votre tente avec la vue sur toute la vallée, époustouflante, juste en face, et le ruisseau à moins de deux minutes pour votre popote et votre toilette.

Vue depuis la tente sur les falaises du plateau du Caroux
Vue depuis la tente sur les falaises du plateau du Caroux

On jubile. La tente est posée et le repas du soir lancé. On se prend une petite gorgée de rhum parce qu’on ne se refuse rien. Alors que les étoiles montent dans un ciel sans nuage, on admire les derniers festivals de roses, d’indigos et de bleus outremer dont se pare la voûte céleste.

Tente éclairée de nuit
Un bivouac est comme un phare dans la nuit…

Deuxième jour : Plateau du Caroux → Forêt de l’Espinouse

Vers Douch et le col du Salis

Le deuxième jour commence sous le soleil et on essaye de ne pas trop traîner car il y a des kilomètres à parcourir : c’est la plus grosse journée.

Nous shuntons le parcours indiqué dans VisoRando qui passe par le refuge de Font Salesse pour passer par un sentier alternatif qui nous fait passer sur le plateau au niveau de la Jasse de l’Ermite pour rejoindre ensuite plein nord le GR balisage jaune qui passe juste à l’Ouest de Douch (voir carte ci-dessus).

Forêt sur le plateau du Caroux
La forêt du plateau du Caroux offre quelques parterres d’herbe grasse parfaite pour le pique-nique

Ce coin est vraiment ravissant car les ruisseaux qui coulent du plateau sont nombreux et la forêt est lumineuse, clairsemée juste ce qu’il faut pour laisser entrer le soleil. J’ai indiqué sur la carte un ruisseau au-dessus du refuge de Font Salesse pour remplir sa gourde si besoin (en tout cas, au printemps), ce qui est rare sur le plateau (cf. annotation sur la carte).

Amas rocheux au niveau du Col de Salis
Amas rocheux au niveau du Col du Salis

Pour rejoindre le GR principal, on emprunte des sentiers de traverse qui sont peu fréquentés, et c’est un bonheur. Par contre, dès qu’on rejoint les grosses artères, on croise beaucoup de monde : sortir des sentiers battus a du bon ! 

La lande printanière plantée de genêts s’étend à perte de vue. On remonte vers le col de l’Airole en évitant le village de Douch (où a priori on peut remplir ses gourdes, mais grâce à notre ruisseau du bivouac précédent, pas besoin) pour tirer progressivement vers le col du Salis (754m) un peu plus haut. 

Genêts en fleurs
La lande d’or : la merveilleuse couverture des genêts en fleurs, à admirer en randonnée dans le Caroux au printemps

Du col de Salis vers le Pont du Vialais

Toute cette partie est sans aucun doute le tronçon le plus joli de ces 4 jours. Les sentiers sont ravissants, bordés d’herbe fraîche, de genêts, de châtaigniers, et de collines rocheuses. Les vues dégagées sont encore plus belles sous le soleil.

Vous pensiez en avoir pris plein la vue jusqu’au col du Salis ? Vous n’êtes pas au bout de vos surprises, avec tout le tronçon qui longe le ruisseau du Vialais.

Les collines semées de fleurs jaunes sont progressivement remplacées par des clairières ensoleillées et des sous-bois moussus. Le sentier serpente sous les arbres centenaires avec le torrent du Vialais qui glougloute à quelques mètres. 

Le torrent du Vialais est somptueux
Le ruisseau du Vialais est somptueux, n’hésitez pas à y descendre pour vous rafraîchir !

On a même trouvé un petit emplacement idyllique (indiqué sur la carte ci-dessus) pour un pique-nique et une petite sieste réparatrice, dans un parterre d’herbe grasse avec une petite plage pour accéder au ruisseau et une magnifique petite cascade juste en face. “C’est un trou de verdure, où chante une rivière…”. Un havre de paix avant d’attaquer la montée à la forêt de l’Espinouse.

La forêt verdoyante au niveau du Pont du Vialais
La forêt verdoyante au niveau du Pont du Vialais offre un couvert idéal pour les petites sieste de mi-journée

Le pont du Vialais se trouve juste à quelques encablures de là. C’est un endroit lui aussi très “druidesque” avec le vieux pont de pierre et les ruines d’un petit hameau autrefois habité. On s’attendrait presque à voir surgir Merlin ou Taram de derrière les buissons.

Julien traverse le pont du Vialais
Le pont du Vialais a un côté hors du temps, recouvert de mousse dans sa forêt “druidesque”

Du pont du Vialais jusqu’au col de l’Espinouse, il faut compter 2 heures environ (on a mis 2h30). En débouchant du GR, vous arrivez sur la route qu’il vous faudra suivre sur une portion pour parvenir au col. J’ai noté sur la carte un point d’eau dans une épingle sur la route où nous nous sommes réapprovisionnés car comme chacun le sait, l’eau est rare une fois que l’on monte sur les hauteurs. 

Petite cascade d'eau fraîche au niveau du Pont du Vialais
Le torrent au niveau du Pont du Vialais est un bon point d’approvisionnement en eau avant de remonter vers l’Espinouse

Au col de l’Espinouse, il y a un point info avec des tables de pique-nique. Je le rappelle ici mais c’est indiqué un peu partout, il est interdit de bivouaquer dans la zone du parc. Il faut donc bien s’organiser, en fonction de comment vous avez découpé votre itinéraire, pour avoir assez de jus pour continuer assez loin pour s’éloigner de la zone interdite.

En ce qui nous concerne, on a tracé vers le Sud-Est, au niveau de la Calmette, pour bivouaquer juste en limite extérieure du parc. On était encore au cœur de la forêt à cet endroit. Le coin était frais et c’était assez dingue d’entendre les bruits de la forêt. On s’est demandé si on allait avoir la visite de quelque animal sauvage mais non, on a vu que d’énoooormes moustiques 🙂

Forêt de pins de l'Espinouse
La forêt de pins de l’Espinouse, à perte de vue dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc

Troisième jour : De l’Espinouse au col de la Pomarède

On part au matin avec une petite laine (il fait frais en forêt !) pour nous diriger vers la chapelle de Saint-Martin-du-Froid, qui se trouve à environ 40 minutes de notre bivouac. 

La chapelle de Saint-Martin-du-Froid avec son parterre de boutons d'or
La chapelle de Saint-Martin-du-Froid avec son parterre de boutons d’or

Arrivés à la chapelle, on est cueillis par la beauté du site. Le col ouvre une vue à 180° sur les montagnes embrumées. La chapelle est toute simple de dénuement, sise dans un parterre d’herbes et de fleurs de champs. L’ambiance est monacale et on se dit (comme beaucoup l’ont constaté sur VisoRando) que ça aurait été un coin de bivouac fabuleux, avec la vue.

Vue depuis la chapelle de Saint-Martin-du-Froid
Vue dramatique dans la brume depuis la chapelle de Saint-Martin-du-Froid

On en profite pour faire une petite pause snack et on reprend notre route. Le GR qui descend de Saint-Martin-du-Froid est un vrai sentier de pèlerins, tout pavé de belles pierres polies par les sandales des fidèles. Sur les bords du chemin, des fleurs, des genêts, des chênes, mais quel bel itinéraire cette descente !

On arrive plus bas à un croisement au niveau du Col de Bardou qui permet de rejoindre directement Héric puis de redescendre par les gorges, sur la fameuse piste goudronnée (comme indiqué sur le topo VisoRando). Mais CELA AURAIT ÉTÉ TROP SIMPLE. 

Vue sur les aiguilles du Caroux
Le détour emprunté nous permet d’avoir une vue plongeante sur les aiguilles du Caroux

On décide donc, à la dernière minute, de prendre un itinéraire de variante, plus montagneux, qui nous emmène au Sud en direction du col de la Maure. Le sentier est à flanc de montagne, et on a de très belles vues cela dit sur les aiguilles du massif du Caroux. Une fois le col de Peyris passé, ça descend sec à travers la forêt. 

Marguerites sauvages au bord du chemin
Marguerites sauvages au bord du chemin – Randonnée Caroux – Espinouse

On met beaucoup plus de temps que prévu pour descendre, autrement dit, c’est un itinéraire à emprunter seulement si on a la forme et qu’on n’est pas pressés d’arriver en bas. Si votre plan est de rejoindre directement Colombières-sur-Orb dans la journée, je ne peux que conseiller de descendre par les gorges d’Héric.

Le dernier tronçon est un itinéraire alternatif “en pointillés” sur la carte (cf. plus haut), autrement dit, un sentier ultra casse-gueule dans les pierres et les résidus de ruisseaux dans une pente à 45°. Voilà.

On se galère pas mal mais on finit par rejoindre le torrent d’Héric, bien heureux de pouvoir reposer nos pieds dans l’eau fraîche avant de continuer.

Desente dans les blocs de pierre

Une fois traversée la passerelle des Soupirs, le tronçon qui emprunte une ancienne route vigneronne de La Coste à Saint-Martin-de-l’Arçon est très sympa et bucolique.

Vieilles maisons en pierres dans le village de Saint-Martin-de-l'Arçon
Les vieilles maisons en pierres du village de Saint-Martin-de-l’Arçon sont pittoresques. Pour vous repérer, suivez le balisage bleu.

À Saint-Martin-de-l’Arçon, on peine un peu à trouver le GR (balisage bleu) qui remonte vers la cascade de l’Albine où on a prévu de bivouaquer pour notre dernière nuit. On fait un détour par l’église puis on remonte plein nord et on finit par trouver la petite bifurcation bleue à droite entre les magnifiques maisons de pierre fleuries. Il est 18h et on a une journée de 8h de marche dans les pattes, autant dire que ça commence à tirer sec.

Bivouac méridional au Col de la Pomarède avec tente et cairn
Bivouac méridional au Col de la Pomarède en bordure du sentier

Le sentier grimpe à flanc de montagne et on s’inquiète de trouver un espace de bivouac pour la nuit. Heureusement, arrivés au niveau du col de la Pomarède, on trouve un petit espace à peu près plat juste à côté du sentier qui nous permet de planter la tente, avec une belle vue sur les massifs en face. 

C’est la dernière étape avant la cascade et la redescente. Cela dit, je suis tellement crevée par ces 9 heures de marche que je m’écroule direct.

Quatrième jour : De la Cascade d’Albine à Colombières-sur-Orb

Cascade de l'albine vue du GR plus bas
Le détour par la cascade de l’Albine mérite de faire l’effort : le coin est splendide.

Le dernier jour est soft et c’est ce qu’on voulait : on remonte encore un peu le sentier sur 200m de dénivelés pour atteindre la très jolie cascade d’Albine, pour redescendre ensuite sur un chemin pavé de pierres vers Colombières-sur-Orb. 

Cascade de l'Albine
La cascade de l’Albine, au-dessus du Col de la Pomarède, vaut le détour ! Attention cela dit le sol est super glissant sur les grandes dalles de pierre.

La descente est agréable et se fait dans un sous-bois bien ombragé. Sur le bas, on a une jolie vue sur la Tour Carrée, qu’il est possible d’ailleurs d’aller visiter en faisant un petit détour.

La tour carrée près de Colombières-sur-Orb
La tour carrée près de Colombières-sur-Orb

Après une bonne grasse mat’ reconstituante, on est de retour à la voiture sur le coup des 13h. 

Descente de la cascade d'Albine vers Colombières
Descente de la cascade d’Albine vers Colombières

Conclusion pour cette randonnée Caroux – Espinouse

Une très jolie rando, très sportive à faire sur 2 jours / 1 nuit, confortable sur 3 jours / 2 nuits et idéale sur 4 jours / 3 nuits si on veut prendre le temps (et si on prend soin d’éviter toute variante sportive à la descente par les gorges d’Héric). 

Elle vous fera passer par une diversité de paysages qui force le respect : sentier de gorges fraîches au bord du torrent, plateau de lande, falaises escarpées, forêts de chênes-verts et de châtaigniers, cols aérés et clairières de vals verdoyants, forêt dense de pins majestueux, collines fleuries et chapelles endormies. 

La saison la plus belle est sans doute le printemps (mai) pour la floraison splendide des genêts sur tout le massif du Caroux.

Un petit mot d’ordre surtout pour la saison d’été : soyez vigilant·e avec la gestion de l’eau. Sur les hauteurs, elle se fait rare (même si je me suis efforcée de noter des points d’eau accessibles sur la carte qui figure au début de l’article).

Un petit chapeau n’est pas du luxe parce qu’il y a de nombreux passages sous le soleil du midi qui tape bien. 

Bonne rando si vous partez bientôt et comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus une fois que vous serez de retour !

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