Belangan Beach à Bali
Voyages

Bali solo : Voyager seule au pays des Dieux

Vous hésitez à vous lancer à voyager seule à Bali ? N’hésitez plus ! Bali a toujours été pour moi une île un peu miraculeuse. Bien davantage que l’Île aux fleurs, Bali-la-magnifique incarne à elle seule un art de vivre empreint d’une spiritualité profonde, omniprésente dans la vie de ses habitants. Surnommée à juste titre “l’Île des Dieux”, Bali égrène une ferveur sereine et mystique au gré de ses innombrables temples, processions et rituels quotidiens.

Mon Bali était celui de L’Homme qui voulait être heureux de Gounelle ou encore de Eat Pray Love. Je suis allée à Bali avec cette quête de sens que j’espérais pouvoir être nourrie par des millénaires de célébrations en l’honneur des divinités, entre hindouisme et animisme. Le vrai voyage solo est un voyage intérieur. Et pour une femme seule, Bali est une destination on ne peut plus safe.

Partez cheveux au vent à la découverte de l’île sur votre scooter, foulez les sentiers au bord des cascades, humez l’air des forêts tropicales, ressourcez-vous dans les temples, profitez d’un cours de cuisine ou de yoga, faites-vous faire une beauté, connectez-vous à vous-mêmes, à la nature, à l’univers et trouvez une paix intérieure sans précédent grâce à la gentillesse légendaire des habitants qui vous feront vous sentir à Bali chez vous. 

Bali : bon à savoir & astuces pour votre séjour

Transferts depuis l’aéroport de Denpasar

Aude à l'aéroport de Denpasar, Bali
Ma tenue favorite pour voyager en avion : leggings, pull mérinos, baskets et sac à dos ultra léger !

Après un vol d’une vingtaine d’heures depuis la France, me voilà arrivée à Denpasar, capitale de l’île. Il fait moite et la chaleur me rappelle immédiatement que je suis en zone tropicale.

Initialement, j’avais réservé un hôtel à Denpasar pour ma première nuit mais la lecture attentive du Lonely Planet dans l’avion m’a fait changer d’avis (c’est l’avantage de voyager sans tout planifier à l’avance, on peut modifier son itinéraire à volonté). Exit les plages de Sanur ou de Kuta où se pressent les voyageurs en mal de tourisme exotique. Je vais aller directement dans le vif du sujet, là où la spiritualité balinaise s’exprime avec le plus de vivacité : à Ubud. Il me faut donc un taxi.

Voici une technique infaillible mesdames pour éviter de vous faire avoir par les prix un peu trop assaisonnés des taxis balinais pour les trajets longue distance : annoncez votre prix à l’avance, soyez fermes et patientes.

Démonstration : à la sortie de l’aéroport, je m’approche avec assurance du groupe des chauffeurs de taxis qui attend fébrilement les voyageurs fraîchement débarqués. Sans surprise, je suis assaillie. J’annonce mon prix pour Ubud. Tout le monde s’offusque. Je tiens bon. Finalement, un chauffeur s’approche et me dit qu’il est OK pour me conduire à Ubud pour les 200 000 IDR demandés.

Champs de nénuphars à Ubud, Bali
À Ubud, vous pourrez admirer de nombreux bassins où poussent de superbes nénuphars.

Cartes SIM à Bali

Un conseil : n’achetez pas votre carte SIM à l’aéroport. Attendez d’être dans une ville proche où n’importe quelle petite boutique de téléphonie mobile vous proposera des prix beaucoup plus accessibles pour les différents forfaits.

Pour information, une carte Sim Pati de chez Telkomsel (l’un des opérateurs majeurs) avec 300 SMS + 300 minutes d’appels et 10GB de data/internet devrait vous coûter autour de 100 000 IDR. A l’aéroport, vous risquez de payer ce prix pour des offres vraiment moins intéressantes.

Autre intérêt, ces cartes sont rechargeables en ligne, pas besoin de trouver un boutique. Au cas où vous vous retrouveriez à court de crédits au milieu de nulle part, foncez vers le premier café avec Wifi et le tour est joué. Je conseille vivement l’option carte SIM pour pouvoir se servir en toute tranquillité d’internet et trouver son chemin via Google Maps ou autres sans se préoccuper de la consommation de data.

Papillon sur une pierre à Bali
Un magnifique papillon saisi sur une pierre moussue à la Forêt des Singes de Ubud

Monnaie locale et retraits au distributeur

La monnaie locale à Bali est la roupie indonésienne qui est en vigueur dans toute l’Indonésie. 15 000 IDR font environ 1 euro. Le paiement en carte bancaire étant peu répandu dans les petits établissements, préparez-vous à transporter quelques liasses 🙂

A votre arrivée, retirez de l’argent aux distributeurs automatiques de l’aéroport et faites faire de la monnaie si nécessaire dans les boutiques adjacentes pour avoir des petites coupures. Les billets vont de 500 à 100 000 IDR et il est souvent difficile d’obtenir de la monnaie sur les billets de 50 000 et 100 000 IDR (soit 6,4€). De plus, ça vous sera utile pour votre taxi.

Je vous conseille de retirer le maximum de liquide à chaque retrait. Au départ, c’est un peu étrange de se balader avec 2 ou 3 millions de roupies sur soi, mais on s’y fait assez vite. Au besoin, répartissez vos coupures sur vous et à plusieurs autres endroits dans vos bagages. 

Où dormir à Bali : Hôtels et logement

Comme j’en ai l’habitude lorsque je suis à l’étranger, pour trouver où dormir à Bali, j’ai d’abord essayé de me rendre dans les hôtels repérés sur Internet pour négocier un meilleur tarif. Que nenni ! Le personnel qui tient les hôtels/lodges/bungalows ne parle pas toujours bien anglais et toutes les réservations sont centralisées en ligne par le gérant, qui bien souvent réside dans la capitale.

The Alchemist Lounge à Bali
Les établissements qui proposent des piscines turquoises sont légion à Bali. Ici The Alchemist Lounge à Jimbaran.

Autant dire que, pour trouver un chambre d’hôtel à Bali, l’alternative n°1 est Booking.com ! Je ne réserve jamais mes hôtels à l’avance, même en haute saison. Cela me laisse toujours le choix de changer d’avis et d’adapter mon itinéraire au gré de mes envies sur place, et des bons plans qu’on me communique. En réservant souvent au dernier moment, je n’ai jamais eu de soucis à faire mes réservations, même en plein mois d’août.

Il est très facile de louer une chambre à Bali, dans des hôtels qui vont de modeste à luxueux. A savoir que pour 10 euros environ, vous aurez une petite chambre correcte chez l’habitant avec salle de douche sommaire, pour environ 20-40 euros, vous avez déjà une chambre de qualité dans de petits établissements avec charme, pour 50 à 100 euros, ce sont lodges et cottages avec piscine et au-delà de 100 euros, c’est l’hôtel grand luxe.

Petite chambre d’hôtel à Munduk, Bali
Une chambre d’hôtel, bien que petite et modeste, peut être très accueillante comme ici à Munduk.

En tant que voyageuse solo, vous serez toujours traitée avec beaucoup d’égards. On vous chouchoutera, on vous mettra en garde sur les endroits à éviter et on vous conseillera les sites les plus accueillants. Bali est vraiment une destination où une femme seule peut louer sa villa avec piscine et n’être jamais, jamais importunée par quiconque, si ce n’est les autres touristes !

Ubud, cœur battant de Bali et capitale culturelle

Flâneries dans Ubud 

A Ubud, j’ai choisi un hôtel à environ 15 minutes de route du centre ville, pensant fuir le tumulte. Avec le recul, c’est une option que je ne recommande pas forcément, surtout si vous souhaitez sortir le soir. Même si toutes les maisons d’hôtes des environs proposent des locations de scooter, c’est assez rock’n roll de conduire sur les petites routes balinaises et le challenge prend encore plus de sens la nuit.

Pour les voyageuses qui ne souhaitent rester que quelques jours dans les environs, je vous conseille de faire votre choix parmi la myriade d’hôtels du centre ville. Certes, la ville bouillonne de vie et peut apparaître comme très bruyante en journée comme en soirée, mais vous trouverez sans peine des établissements plus tranquilles un peu éloignés des grandes artères de circulation.

Sacs à main en osier dans une boutique de Ubud, Bali
Les boutiques d’artisanat sont légion à Ubud, comme ici des sacs à main tressés en osier.

Mon premier jour à Ubud est une immersion totale dans la ville. A peine arrivée, je suis happée par les parfums, l’agitation, les couleurs de la ville. C’est foisonnant, peuplé, et palpitant à la fois. Il y a bien sûr le marché d’artisanat, le Ubud Palace, mais aussi un nombre incalculable de petites boutiques, et une profusion de bars et restaurants qui offrent un remarquable choix pour les végétariens / végétaliens.

Femmes à Ubud préparant des paniers d'offrandes
À Ubud, les femmes préparent les paniers d’offrandes réalisés en feuilles de palmiers et garnis de fleurs.

Un peu partout sur votre chemin dans la ville, vous pourrez admirer la tradition balinaise des offrandes. Disposées dans de ravissants petits paniers confectionnés en feuilles de palmier et garni de fleurs, de fruits, d’encens ou de riz, et déposées à même le sol devant les restaurant, les boutiques, les maisons, ces offrandes dites “Canag Sari” sont pour les Balinais un rituel quotidien destiné à apaiser les démons ou honorer les Dieux.

Offrande en l'honneur de dieux de Bali
À Bali, les offrandes sont un rituel quotidien : elles sont présentées dans de petits paniers de feuilles de palmier garni de fleurs, de riz et d’encens.

Bali est le paradis des rituels de beauté et soins du corps. Ne loupez pas l’occasion de vous faire pomponner ! Parmi les nombreuses échoppes de massages traditionnels présentes à Ubud, je fais ma réservation pour le lendemain soir, chez Nur Salon & Spa (il vaut mieux réserver à l’avance). Rien ne vaut un massage relaxant de retour d’une longue journée de visites ! J’en profite aussi pour déguster une délicieuse glace vegan à la noix de coco à Atman Kafe.

Astuce écolo : il y a à Ubud plusieurs endroits où vous pouvez remplir votre bouteille d’eau pour environ 2 000 IDR (soit 0,12€). Ça évite la prolifération des bouteilles en plastique qui sont devenues une vraie plaie en Indonésie. Allez par exemple au Pondok Pekak Library & Learning Centre. Il est idéalement situé sur la route de Monkey Forest (en plus, ils proposent aussi des ateliers de fabrication de cerf-volants pour les enfants).

Sanctuaire de Monkey Forest

Après avoir déambulé dans les rues pour m’imprégner de l’atmosphère particulière d’Ubud, ma première visite se déroule à l’incontournable sanctuaire de Monkey Forest, où évoluent une myriade de petits macaques gris au milieu d’une toute aussi impressionnante myriade de touristes.

J’ai un peu regretté le côté artificiel de la balade à la queue leu-leu et les regards blasés des singes sur les processions de touristes armés de leurs appareil photos. Il n’empêche, l’endroit a un petit côté “temple maudit d’Indiana Jones”, et c’est quand même à la Forêt des Singes que j’ai réussi mes plus beaux portraits de ces attachantes bestioles.

Singe à Monkey Forest, Ubud, Bali
Les singes du Monkey Forest Sanctuary à Ubud parviennent à rester photogéniques, malgré la fréquentation du site.

Cours de cuisine balinaise

A chaque voyage, d’autant plus lorsque je voyage seule, j’aime particulièrement prendre le temps d’un cours de cuisine. C’est une excellente façon de s’immerger dans la culture locale, en plus d’être un moyen implacable de comparer la qualité ce que vous mangerez ensuite au restaurant. Je consacre donc une journée à Ubud pour cette expérience qui vaut vraiment le détour.

Epices et ingrédients frais lors d'un cours de cuisine à Bali
Un cours de cuisine balinaise traditionnel vous fera utiliser de nombreux épices et ingrédients locaux frais.

Au menu : cuisine de plusieurs entrées et plats vegan, en compagnie d’un sympathique petit groupe de cuistots en herbe, au coeur d’une ferme en agriculture biologique où l’on a le plaisir de cueillir les fruits et légumes qui seront cuisinés dans la foulée.

Pour en savoir plus : Cours de cuisine vegan à Bali dans une ferme bio

Tegalalang, rizières et temples

Immersion dans les rizières en terrasses

Le lendemain, je loue via mon hôtel mon premier scooter, ce moyen de transport culte à Bali qui allait devenir mon mode de déplacement de prédilection pendant les 2 semaines de mon séjour. Direction le Nord, dans la région de Tegalalang, ses rizières en terrasses et ses temples.

Le paradis vert des rizières de Tegalalang à Bali
Le paradis vert des rizières de Tegalalang à Bali.

Il y a beaucoup de touristes sur le site et il vous faudra vous échapper par les chemins de traverse qui quadrillent les terrasses si vous cherchez un peu de tranquillité. A Bali, les lumières sont particulièrement belles au petit matin et le soir. Elles le sont encore plus dans les rizières où le vert tendre se mêle admirablement aux ciels mordorés.

Terrasses des rizières de Tegalalang à Bali
Le site de Tegalalang étale ses terrasses en espalier dans une verdure luxuriante.

Conseil d’amie : À Tegalalang, évitez les tongs si vous voulez vous aventurer plus loin que les 2-3 sentiers de bordure où tous les tours operators font circuler leurs groupes. Une paire de chaussures de marche basses ou de trail (pas des Stan Smith, hein ;)) sera parfaite pour évoluer dans les rizières qui peuvent se révéler très boueuses.

Zoom sur une plantation de riz
Un zoom sur les plantations de riz permet d’admirer le travail précis des mains pour travailler la terre détrempée.

Astuce : avoir toujours une paire de tongs/sandales dans son sac à dos pour tous les autres moments où vous serez au sec. Et puis, vous perdre dans les rizières vous permettra d’observer les habitants dans la récolte du riz et l’entretien des champs. Une authenticité qui fait du bien dès qu’on s’éloigne des boutiques de souvenirs qui bordent la route.

Villageoise au travail dans les rizières de Telgalalang
Villageoise au travail dans les rizières de Telgalalang.

Visite des temples sacrés

Autour de Tegalalang, la région des temples est magnifique, et conduire son scooter seule, cheveux aux vent sur les petites routes de campagne, procure un véritable sentiment de liberté. À Bali, pas de crainte de ne pas pouvoir garer son véhicule : ici, il y a des scooters partout. Devant les temples notamment, où il vous suffit de vous garer en bloquant le volant et en laissant le casque sur votre guidon si vous n’avez pas de top case (véridique : tout le monde fait comme ça et vous verrez que votre casque ne disparaîtra pas).

Enfants jouant devant Mengening Temple
Enfants jouant devant Mengening Temple.

Il y a plus d’une vingtaine de temples dans le secteur, vous aurez l’embarras du choix. Les plus réputés sont évidemment les plus fréquentés, je vous conseille là aussi d’ajuster vos horaires (il y a moins de monde le matin avant 11h).

⚠️ Informations importantes à destination des femmes pour la visite des temples

1. Pas de visites pendant les menstruations ou pour les femmes enceintes.

À Bali, les femmes qui ont leur règles ou qui sont enceintes ne peuvent pas entrer dans les temples. Contrairement à ce qu’on peut lire ça et là, ce n’est pas parce que les femmes qui ont leurs menstruations sont impures. C’est une question d’énergie. Les menstruations, tout comme la fertilité, le sang, l’accouchement, sont le symbole des énergies “basses” proches de la terre, des premiers chakras, et entrent en conflit avec les énergies “hautes” des divinités, de la spiritualité et du ciel. A lire ici un excellent article sur le sujet. Bien sûr, personne n’ira vérifier. Il ne tient qu’à vous de vous demander si vous voulez visiter les temples dans le respect des coutumes locales, ou pas.

2. Port du Sarong obligatoire

Pour entrer dans tous les temples, il vous faudra couvrir vos jambes d’un sarong (pantalon ou pas, hommes et femmes). Bien que beaucoup de temples prêtent des sarongs à l’entrée, je vous conseille d’investir dans votre propre sarong si vous avez l’intention de visiter plusieurs temple et d’éviter la queue aux espaces de prêts. De plus, un sarong est l’un des plus jolis souvenirs qu’on peut ramener de Bali.

Sarongs à l'entrée de Pura Tirta Empul
A l’entrée du temple Pura Tirta Empul, les sarongs colorés attendent les visiteurs de passage.

Pour le choix des temples, j’ai personnellement jeté mon dévolu sur Gunung Kawi Sebatu, apaisant avec ses larges bassins où frayent de beaux poissons rouges.

Le temple de Gunung Kawi Sebatu
Prenez une respiration zen le temps de la visite du temple de Gunung Kawi Sebatu et de ses somptueux bassins.

Je suis ensuite allée à Pura Tirta Empul, Temple de l’Eau Sainte célèbre pour sa source sacrée où les visiteurs comme les balinais venus de toute l’île viennent faire leurs ablutions. Je n’ai pas participé à ce rituel, mais la piété des lieux m’a beaucoup marquée. Pour trouver un peu de tranquillité, n’hésitez pas à pousser jusqu’à la cour intérieure dite “Jeroan” qui se trouve derrière les bassins de purification.

Ablutions à Pura Tirta Empul
Tout le monde est le bienvenu pour se prêter aux ablutions sacrée au temple de l’eau Pura Tirta Empul.

J’ai poursuivi ma journée par la visite du temple Pura Mengening, très agréable avec ses bassins en cascades recouverts de mousse et ses sources sacrées. Il n’y avait quasiment personne quand j’y suis allée.

Autoportrait au temple de Pura Mengening
Autoportrait au temple de Pura Mengening à Bali.

Enfin, je termine par l’imposant Gunung Kawi, l’un des plus anciens temples de Bali. Il vous faudra du courage pour affronter les 200 marches qui y mènent mais le site, entouré de rizières en terrasses, est authentique et exceptionnel. 

Gunung Kawi Temple in Bali
Le temple de Gunung Kawi à Bali a ce je-ne-sais quoi d’un temple mystérieux perdu dans la jungle.

Nusa Penida, l’alternative sauvage aux îles Gili 

Nusa Penida était, jusqu’à il y a peu, l’un des secrets les mieux gardés de Bali. Elle l’est un peu moins depuis quelques années, mais en fonction de la période où vous vous y rendrez, vous pourrez profiter un peu du goût du “Bali authentique”. Petite île splendide et encore préservée située à seulement quelques minutes de ferry au sud de l’île, Nusa Penida est l’alternative de choix au circuit classique des îles Gili.

Le rocher T-Rex de Kelingking Beach à Nusa Penida, entouré d'une mer turquoise
Le trésor de Nusa Penida : le rocher en forme de T-Rex de Kelingking Beach, entouré d’une mer turquoise.

Parcourez les routes cabossées sur votre scooter et découvrez des plages incroyables, entourées de falaises abruptes, arrêtez-vous aux terrasses de “warungs” typiques (le terme indonésien pour désigner les “cafés/troquets”), perdez vous dans le centre de l’île et ses palmeraies rafraîchissantes, visitez des temples cachés, faites du snorkeling et profitez de points de vue à couper le souffle.

Je vous conseille d’y passer au moins 4 jours. Car comme le veut la coutume, plus on prend le temps, plus on s’immerge, et plus on profite de l’atmosphère des lieux 🙂

Pour en savoir plus : Nusa Penida en 4 jours : le guide

Ascension du Mont Batur et singes dans la brume

De retour de Nusa Penida, j’ai hésité à prendre un taxi pour me rendre directement dans le secteur du Mont Batur (ville de Kintamani), dormir sur place et en tenter l’ascension avec un guide local. Au final, j’ai préféré m’y rendre directement depuis Ubud car 1) le prix des agences de voyage d’Ubud sont imbattables et incluent le transport A/R vers le Mont Batur, 2) j’économisais une nuit d’hôtel sur une zone où les prix sont salés, 3) ça me permettait de repartir directement depuis Ubud vers Munduk où je voulais passer un peu plus de temps, sans perdre trop de jours dans les connections pour revenir depuis l’Est de l’île.

Procession de touristes dans l'ascension du Mont Batur au lever de soleil
Procession de touristes dans l’ascension du Mont Batur au lever de soleil.

J’ai donc négocié l’excursion à la journée pour 250 000 IDR, avec transport depuis mon hôtel à Ubud et retour au même point. Le mini-bus est venu me chercher à 2 heures du matin.

Astuce : le mieux est évidemment de garder la même chambre d’hôtel pour le soir. Si vous êtes en transit et comptez directement repartir le jour-même, vous pouvez soit confier votre sac à la réception de votre hôtel, soit vérifier avec l’agence de voyage pour savoir si vous pouvez le laisser dans le coffre du mini-bus pendant l’excursion. Cela peut aussi être utile de ne négocier qu’un aller simple, par exemple si vous voulez explorer la région de Kintamani.

Il faut compter environ 1h de route depuis Ubud. Je ne suis pas fan des excursions en collectif mais j’avais lu qu’il était impossible de faire l’ascension du Mont Batur sans guide (ce qui est étonnant, au vu du nombre de personnes qui y grimpent chaque jour en file indienne, je vois mal comment on pourrait se perdre).

Le mont Batur culmine à une altitude de 1717 mètres et il faut environ 2 heures pour en faire l’ascension (800 mètres de dénivelé mais le sentier est vraiment tranquille). Autant dire qu’il n’est nul besoin d’être alpiniste pour s’en sortir.

Singes dans la brume sur les hauteurs du Mont Batur, à Bali
Le sommet du Mont Batur est habité par de macaques à longue queue, qui sont bien peu farouches avec les touristes.

À l’arrivée sur place, on vous emmène dans une petite guinguette, on vous sert une boisson chaude, un beignet de banane frit et c’est parti. Le parking est bondé, et je vous avoue qu’il faut faire un effort pour retrouver (la fatigue n’aidant pas) les gens de son groupe.

Astuce voyageuse solo : repérer quelqu’un lors du petit déjeuner, de préférence qui a un vêtement très coloré, et le chercher des yeux dans la foule lors de l’ascension, si on est perdue.

Maman singe et son petit sur les hauteurs du Mont Batur
Maman singe et son petit sur les hauteurs du Mont Batur.

Succès oblige de l’excursion : l’ascension se déroule vraiment à la queue leu-leu, tant les touristes sont nombreux sur le site, ce qui enlève un peu de sens à l’aventure. Mais de là-haut, quand on a la chance d’avoir un temps dégagé, le lever de soleil est un spectacle à couper le souffle. De mon côté, je n’ai pas eu cette chance car de gros nuages bouchaient le sommet jusqu’à l’horizon. Il n’empêche, j’ai adoré profiter des singes dans la brume à la descente et de sentir la température se réchauffer au fur et à mesure que l’on se rapprochait de notre point de départ.

Conseil équipement : prévoyez un sac à dos, un pantalon, de vraies chaussures de marche ou de trail, de bonnes chaussettes, un petit pull, une frontale de préférence (sinon on vous fournit des lampes de poche), idéalement un bonnet et une écharpe (j’avais fait l’impasse sur le bonnet pour Bali – erreur ! – heureusement que j’avais une capuche) et surtout, une doudoune ! Hé oui, il fait TRÈS FROID arrivé au sommet au lever du jour. Si, si : tous les bloggeurs vous préviennent là-dessus mais en fait c’est parce que c’est vrai 🙂

Aude au sommet du Mont Batur, emmitouflée dans sa doudoune
Il fait très froid au lever du soleil au sommet du Mont Batur et la doudoune en duvet est indispensable !

Munduk : le village niché dans les montagnes

Après cette ascension au royaume des nuages, j’étais prête à continuer ma route vers Munduk, un ravissant petit village niché au cœur des montagnes, au centre nord de Bali. Pour m’y rendre, j’ai dû négocier à nouveau un taxi individuel (300,000 IDR je crois, depuis Ubud).

La nature autour de Munduk n'est que montagnes et forêts
Les montagnes autour de Munduk, dans un écrin de forêt dense, vues depuis le toit-terrasse d’une guest house.

Munduk a ce goût de l’authenticité que j’attendais. Une route unique passe au milieu du village, où l’on trouve quelques hôtels épars, restaurants modestes, et petits magasins pour les locaux. Entourée de rizières, de rivières, de lacs et de montagnes, Munduk est un écrin de nature brute. Au final, on y trouve encore peu de touristes (et parmi eux, une majorité de français !) et les infrastructures, même si elles se développent, restent encore limitées.

La rue principale de Munduk avec ses nombreux panneaux indiquant des hôtels
La rue principale de Munduk.
Supérette dans les rues de Munduk à la tombée de la nuit
Petite supérette dans les rues de Munduk, le soir.

Le circuit des cascades de Munduk

Hormis se promener dans le village et se perdre sur les sentiers alentours, il y a à Munduk une joli petite randonnée à faire pour admirer de magnifiques cascades. Le départ du circuit (2h30 environ) se fait dans le centre du village. C’est le sens que j’ai privilégié, mais dans ce cas, la balade monte ! Si l’on part du point d’arrivée un peu plus haut au bord de la route (il faut s’y faire déposer ou monter le long de la route à pied), c’est plus facile, tout est en descente.

Le circuit vous fera passer par 3 très jolies cascades pour lesquelles il faut s’acquitter d’un petit droit de visite (de 10 000 à 20 000 IDR) dans les cahutes à l’entrée. Impossible de se perdre, le sentier est très bien balisé, et on peut le suivre facilement sur Google Maps ou Maps.me.

La cascade Golden Valley Waterfall à Munduk
La cascade Golden Valley Waterfall à Munduk dans son écrin de verdure.

Si vous démarrez depuis le village, vous passerez par Melanting Waterfall, puis par Red Coral Waterfall et enfin Golden Valley Waterfall, avec son éco-café où vous pourrez déguster le célèbre café “Kopi Luwak”, réalisé à partir de grains de café récoltés dans les excréments des civettes, d’étranges petits mammifères endémiques qui font penser à un croisement entre un chat, une mangouste et une hyène.

Baies de café sur l'arbre
Les baies de café arrivées à maturité sont d’une belle couleur rouge.

L’inflation de la demande touristique pour ce café très typique conduit malheureusement à l’élevage industriel des-dites civettes en cages dans de pitoyables conditions : soyez-donc très vigilant(e)s dans le choix du producteur si vous souhaitez en acheter (à priori l’éco-café de Golden Valley Waterfall met justement en avant des pratiques responsables).

Une civette en cage retenue captive pour la production du café Luwak
La production du café “Kopi Luwak”, le café dit le plus cher du monde, conduit à la maltraitance des civettes à Bali et en Asie du Sud-Est . Crédit : surtr via Flickr.

Bon à savoir : sur le sentier, vous croiserez aussi un très joli petit warung, le “Enjoy Café” où déguster un délicieux smoothie de mangue ou d’ananas frais, ou un nasi goreng réconfortant.

Le Enjoy Café vous proposera un choix de boissons fraîches sur le chemin des cascades de Munduk
Le Enjoy Café vous proposera un choix de boissons fraîches sur le chemin des cascades de Munduk.

Munduk et la culture des clous de girofle

Au-delà du sentier des cascades, Munduk présente plusieurs petits itinéraires très sympas qui serpentent à travers les rizières et les forêts de girofliers.

La carte des sentiers de randonnée autour de Munduk.
Carte des sentiers de randonnée autour de Munduk.

L’occasion de vous immerger dans la culture de l’arrière-pays sans crainte : même seule sur les sentiers, vous ne serez jamais inquiétée et tout villageois sera heureux de vous indiquer votre chemin si vous êtes perdue.

Chemin de traverse dans les alentours de Munduk
Chemin de traverse dans les alentours de Munduk.

C’est la pleine saison pour la cueillette des clous de girofles, et je profite de mon incursion en dehors des grands axes routiers pour observer les travailleurs au cœur des plantations. Ils grimpent tout en haut des immenses girofliers au moyen d’échelles taillées dans des bambous.

Le clou de girofle est en fait le bouton de la fleur de giroflier, qui ne s’est pas encore ouvert. Frais, les boutons sont d’une belle couleur rose vif. Ils virent au brun-roussâtre après un séchage au soleil de quelques jours. De sacs de jute remplis de clous de girofle sont pendus dans les arbres. Les villageois ne les redescendent qu’une fois pleins.

Bouton de gleurs de girofliers
Boutons de fleurs de girofliers destinés à sécher pour devenir des “clous de girofle”.

A Munduk, la culture des fleurs de girofle est une institution. On en voit sécher partout, sur le bord des routes, sur les terrasse des maisons. L’odeur est très agréable, fraîche, un peu entêtante.

Je m’aventure dans une ferme en contrebas de la colline et demande à une vieille dame si elle peut me vendre quelques poignées de sa production. Vendu sans intermédiaire, le produit est bien plus frais et le tarif bien plus avantageux que dans les boutiques de souvenirs du centre du village !

Le temple de Pura Ulun Danu Bratan

Le jour suivant, je pars pour une journée de visites à scooter, pour découvrir la région. Si l’on s’aventure sur la route qui serpente au nord de Munduk, on passe par les lacs Tambligan et Buyan qui sont superbes. On bénéficie de magnifiques points de vue depuis la route, mais il est aussi possible de descendre au bord de l’eau pour une promenade lacustre.

Le lac Buyan, dans la région de Munduk à Bali
La vue sur le lac Buyan est saisissante depuis la route.

Je conduis environ pendant 45 minutes sur une route assez fréquentée, avant d’arriver devant le temple de Pura Ulun Danu Bratan, qui se trouve sur les rives du lac Bratan, au milieu de la ville de Bedugul. C’est un haut-lieu spirituel pour les Balinais, à classer parmi les “temples de l’eau”.

Le temple sur l'eau de Pura Ulun Danu Bratan
C’est celui que tout le monde veut photographier : le temple sur l’eau de Pura Ulun Danu Bratan, dans la région de Munduk.
Le lac Bratan, sur lequel se trouve le temple Pura Ulun Danu Bratan
Le lac Bratan, sur lequel se trouve le temple Pura Ulun Danu Bratan dans la région de Munduk.

Le temple sur l’eau est en lui-même magnifique, mais il y a beaucoup de monde. Les jardins sont plutôt bien tenus et dégagent une belle quiétude, dès que l’on s’éloigne des spots photos les plus courus.

Les jardins du temple Pura Unlun Danu Bratan
Dès que l’on s’éloigne du temple-pagode de Pura Ulun Danu Bratan, on profite du calme et de la beauté des jardins.

Les rizières de Jatiluwih

Sans plus m’attarder, je poursuis ma route vers les rizières de Jatiluwih. Le trajet depuis le temple est d’environ une heure, sur des petites routes à travers la campagne. L’immersion est totale. Le GPS avec Google Maps est bien utile pour ne pas me perdre. J’ai la chance d’arriver sur le site alors qu’il fait grand beau.

Rizières de Jatiluwih à Bali et somptueux ciel de nuages sur fond bleu
Rizières de Jatiluwih et somptueux ciel de nuages sur fond bleu.
Les rizières de Jatiluwih à Bali dessinent des courbes harmonieuses qui s'intègre parfaitement au paysage
Les rizières de Jatiluwih dessinent des courbes harmonieuses qui s’intègre parfaitement au paysage.

Il y a plusieurs sentiers balisés, de différentes couleurs, qui permettent de faire des balades à pied de durées variables. On peut laisser son scooter près de l’entrée, un garde veille. Les rizières sont réellement splendides. Les terrasses s’étendent à perte de vue, et malgré la fréquentation du site, on peut facilement se perdre et trouver un peu d’isolement.

Promenade solitaire avec chapeau dans les rizières de Jatiluwih à Bali
Il arrive que l’on se retrouve seul dans les rizières de Jatiluwih.

Le temps se couvre peu à peu, ce qui me permet de saisir des ciels d’orage somptueux.

Point de vue à l'approche de l'orage, dans les rizières de Jatiluwih à Bali
Je profite d’un point de vue pour admirer l’arrivée d’un ciel d’orage chargé de nuages noirs, dans les rizières de Jatiluwih.
Paysage vert des rizières de Jatiluwih à Bali
Les rizières de Jatiluwih sont ponctuées de palmiers qui renforcent l’effet verdoyant du site.

Mais il est déjà l’heure de rentrer. J’évite l’arrêt dans l’un des multiples restaurants à touristes qui longent le parking des rizières et enfourche mon scooter direction Munduk.

Route le long des rizières de Jatiluwih à Bali avec lanternes
Comme c’est le cas partout à Bali, l’esthétique des sentiers des rizières de Jatiluwih est soigné avec de petites lanternes en bois et chaume de palmier.

Une bonne heure et demi de route plus tard, je suis de retour à Munduk. Ici, le ciel est dégagé. J’ai juste le temps de m’attabler au toit-terrasse de l’un des cafés du centre du village pour admirer un flamboyant coucher de soleil en dégustant un daïquiri.

Festival de mauves et d'orangés dans le ciel de Munduk au soleil couchant
Festival de mauves et d’orangés dans le ciel de Munduk au soleil couchant

Les plages de la presqu’île de Bukit

Mon voyage touche à sa fin. Direction Jimabaran, pour me rapprocher de l’aéroport. J’y passerai 2 nuits.

Coucher de soleil et couleurs rosées sur la plage de Jimabaran à Bali
Coucher de soleil, couleurs rosées et barques sur la plage de Jimabaran.

Le premier soir, je vais traîner sur les plages de Jimbaran, qui sont réputées pour leurs grillades de poissons frais. L’ambiance est plutôt lounge / transat / bandes de jeunes et reggae. Je me réacclimate peu à peu à la civilisation après les 4 jours au calme passés dans la campagne de Munduk.

Coucher de soleil flamboyant sur la plage de Jimbaran à Bali
Le soleil se couche à l’ouest sur la plage de Jimbaran, le moment opportun pour photographier de somptueux couchers de soleil.
Jeunes hommes devant une carriole de snacks sur la plage de Jimbaran, Bali
Jeunes hommes devant une carriole de snacks sur la plage de Jimbaran.

Pour mon dernier jour, je visite la presqu’île de Bukit sur laquelle on trouve de très jolies plages, comme Pantai Tegal Wangi ou Blue Point Beach. Balangan Beach est mon coup de cœur. La plage se situe en contrebas de falaises abruptes. A flanc de rocher se trouve un bar, désert quand je m’y rend, où l’on peut commander des boissons fraîches.

Les falaises de la plage de Balangan Beach à marée basse, Bali
Les falaises de la plage de Balangan Beach à marée basse.

Le sable de la plage est blanc doré, et la particularité de cet endroit s’admire à marée basse : quand la mer se retire de quelques mètres, elle laisse derrière elle mini trous d’eau remplis d’algues d’un vert très vif, qui contrastent avec le sable. C’est vraiment magnifique.

Je passe un grand moment à rigoler en regardant les nombreux couples de futurs mariés asiatiques venus faire réaliser leurs photos de mariage sur la plage. Les photographes sans pitié les font entrer dans l’eau au milieu des algues vertes, jusqu’aux chevilles, et les voilà trempés dès qu’une vague plus aventureuse qu’une autre vient chatouiller leurs habits de cérémonie.

Plage de Balangan Beach à Bali, avec son sable blanc et ses algues vertes à marée basse
Plage de Balangan Beach à Bali, avec son sable blanc et ses algues vertes à marée basse.

Sur le trajet retour en scooter, je trouve totalement par hasard un endroit génial : le bar “The Alchemist Lounge”. Le propriétaire est français et a un goût incroyable pour la déco. Des éco-lodge magnifiques sont posées ça et là au milieu d’une forêt de manguiers, ponctuée de piscines d’un bleu translucide. L’ambiance est boho-chic, il y a des plaids jetés sur des méridiennes en bois flotté, des hamacs suspendus, des photophores, des sculptures en bois et beaucoup de verdure.

Les piscines turquoises du restaurant The Alchemist Lounge à Bali
Les piscines turquoises et les hamacs du restaurant The Alchemist Lounge à Bali vous attendent pour un moment de détente absolue.

Je commande une glace décadente et un coca frais qui me sont servis dans le ravissant bar à l’entrée. Le restaurant est végétarien/vegan, c’est vraiment un petit havre de paix et une super adresse. Il n’y a personne, je demande si je peux profiter de la piscine, et on me répond que oui avec un grand sourire. Si c’était à refaire, c’est ici que j’aurais passé mes deux dernières nuits, sur la presqu’île, loin de l’agitation ultra touristique de Jimbaran, en totale sécurité avec staff ultra gentil. A bon entendeur !

Glace décadente et coca frais au Alchemist Lounge à Jimabaran, Bali
Glace décadente et coca frais au Alchemist Lounge à Jimabaran, sur la presqu’île de Bukit.

L’énergie si spéciale, si tellurique et si mystique de l’île des Dieux vous tend les bras. Profitez de Bali pour vous sentir régénérée et fière de voyager toute seule ! Bali catalyse tellement de beautés qui vous feront vous sentir grandie. Et comme tout est facile sur place, pas d’angoisse. La bienveillance des Balinais est là pour vous soutenir à chaque instant. Même si située à une vingtaine d’heure d’avion de nos latitudes, Bali est LA destination que je recommanderais les yeux fermés pour expérimenter le voyage solo au féminin.

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